Saint-Esprit (R) : Parlons un moment du pouvoir de la pensée « je ». Ce pouvoir dont Je parle n’est autre que le pouvoir de distraction, ou de tromperie, et n’a en fait aucun vrai pouvoir ni aucun effet sur le Cœur. Car le vrai Cœur se connaît Lui-même, et ne peut être affecté ni par la distraction, ni par la tromperie. Mais la pensée « je » a le pouvoir de te maintenir distrait de ton Cœur, et alors tu oublies pour un moment… possiblement pour un long, un très long moment… ce que tu veux et ce que tu n’es pas.
Ce que tu veux, c’est Te connaître Toi-même.
Ce que tu n’es pas, c’est la pensée « je ».
Je sens que Je dois répéter ceci encore une fois, et amener ton attention à ce que Je viens de dire, car aussi longtemps que tu seras trompé par cette unique tromperie, tu ne pourras connaître la vérité de Qui Tu es. Cette tromperie t’aveugle à ta vraie nature. Je le dis encore, cette tromperie t’aveugle à ta vraie nature. Et cette tromperie, c’est la fausse identité « je ».
« Que suis-je ? » est une bonne question à poser. Le mental peut fournir une myriade de réponses pour se satisfaire d’une identité… d’une image… qui dit « Voilà ce que (ou qui) je suis ». Mais chacune des réponses du mental n’atteint pas la vérité, parce que chacune des réponses du mental fournit une pensée d’identité qui te met à part des autres. Voici quelques exemples :
Je suis un homme/une femme.
Je travaille/je ne travaille pas.
Je suis prêtre.
Je suis quelqu’un qui s’assoit dans la tranquillité.
Je suis un homme de famille/une mère de famille.
Je suis quelqu’un qui a renoncé à la famille et aux possessions.
Je suis un enfant/un adulte.
Je suis une personne/un chien/un arbre.
Je suis un objet ou une idée préférée.
En bref, je suis séparé des autres objets et des idées moins préférées.
Je peux m’identifier comme séparé des autres moi.
Voilà la pensée « je ».
Renoncer à la pensée « je » signifie aussi renoncer à toutes les idées d’identité. Ceci inclut de renoncer à l’idée « je suis quelqu’un qui ne pense pas à ‘je’ ».
Une des pensées de délai, d’ajournement, que la pensée « je » fournit comme moyen de survivre, c’est « je dois changer de circonstances pour faire le travail nécessaire afin de renoncer aux pensées de « je ». Mais J’encouragerais à se poser la question suivante : « qui doit changer de circonstances ? ». Il est certain que si on pose cette question, on s’apercevra que c’est le « je » qui se sent individu et séparé de cette circonstance qui sent que la circonstance doit changer. Fort de cette découverte, on s’aperçoit qu’on a été tenté par la distraction de la pensée « je », et alors on peut choisir de revenir au mantra à la place.
Chaque circonstance est appropriée pour lâcher la fausse pensée « je », parce que chaque circonstance se déroule maintenant, et maintenant est toujours le bon moment pour tourner son attention de penser « je » à la tranquillité concentrée dans l’esprit.
La tranquillité concentrée, ce n’est pas penser « je ». Ce n’est même pas « je suis tranquille ».
Tu ne connais pas la nature du Soi, parce que tu crois pleinement que tu es le « je » dans la pensée. Mais ce que tu es est au-delà de la pensée. Connaître ce Soi, c’est le but que nous recherchons.
Question : J’ai une question sur laquelle je ne suis pas si claire. Pour ceux à qui Tu as donné le mantra « Je suis ce que je suis », n’est-il pas question ici de la pensée « je » ?
Réponse : « Je suis ce que je suis », même s’il contient le mot « je », n’est pas la pensée « je ». « Je » est un symbole, mais ce n’est pas une pensée d’identité. Quand le symbole est attaché à la fausse identité, il a le pouvoir de séparer dans l’esprit… dans la perception. Quand la fausse identité n’est pas attachée au symbole « je », ce symbole ne sépare pas.
C’est la pensée « je » qui veut juger et séparer le symbole « je » des autres symboles. Alors « je » peux être quelqu’un qui n’utilise pas « je », par exemple. Mais ça n’est pas pareil que de renoncer à la pensée « je ».
Celui qui utilise le mantra « je suis ce que je suis » peut ressentir que l’esprit est redirigé au-delà de la pensée « je » (qui est une identité avec un concept limité de « je »). Par conséquent, le mantra est utile et n’est pas un obstacle juste à cause du symbole « je » qui est utilisé.