Archives pour novembre 2009

La pensée « je », le symbole « je »

29 novembre 2009

Saint-Esprit (R) : Parlons un moment du pouvoir de la pensée « je ». Ce pouvoir dont Je parle n’est autre que le pouvoir de distraction, ou de tromperie, et n’a en fait aucun vrai pouvoir ni aucun effet sur le Cœur. Car le vrai Cœur se connaît Lui-même, et ne peut être affecté ni par la distraction, ni par la tromperie. Mais la pensée « je » a le pouvoir de te maintenir distrait de ton Cœur, et alors tu oublies pour un moment… possiblement pour un long, un très long moment… ce que tu veux et ce que tu n’es pas.

Ce que tu veux, c’est Te connaître Toi-même.
Ce que tu n’es pas, c’est la pensée « je ».

Je sens que Je dois répéter ceci encore une fois, et amener ton attention à ce que Je viens de dire, car aussi longtemps que tu seras trompé par cette unique tromperie, tu ne pourras connaître la vérité de Qui Tu es. Cette tromperie t’aveugle à ta vraie nature. Je le dis encore, cette tromperie t’aveugle à ta vraie nature. Et cette tromperie, c’est la fausse identité « je ».

« Que suis-je ? » est une bonne question à poser. Le mental peut fournir une myriade de réponses pour se satisfaire d’une identité… d’une image… qui dit « Voilà ce que (ou qui) je suis ». Mais chacune des réponses du mental n’atteint pas la vérité, parce que chacune des réponses du mental fournit une pensée d’identité qui te met à part des autres. Voici quelques exemples :

Je suis un homme/une femme.
Je travaille/je ne travaille pas.
Je suis prêtre.
Je suis quelqu’un qui s’assoit dans la tranquillité.
Je suis un homme de famille/une mère de famille.
Je suis quelqu’un qui a renoncé à la famille et aux possessions.
Je suis un enfant/un adulte.
Je suis une personne/un chien/un arbre.
Je suis un objet ou une idée préférée.
En bref, je suis séparé des autres objets et des idées moins préférées.
Je peux m’identifier comme séparé des autres moi.

Voilà la pensée « je ».

Renoncer à la pensée « je » signifie aussi renoncer à toutes les idées d’identité. Ceci inclut de renoncer à l’idée « je suis quelqu’un qui ne pense pas à ‘je’ ».

Une des pensées de délai, d’ajournement, que la pensée « je » fournit comme moyen de survivre, c’est « je dois changer de circonstances pour faire le travail nécessaire afin de renoncer aux pensées de « je ». Mais J’encouragerais à se poser la question suivante : « qui doit changer de circonstances ? ». Il est certain que si on pose cette question, on s’apercevra que c’est le « je » qui se sent individu et séparé de cette circonstance qui sent que la circonstance doit changer. Fort de cette découverte, on s’aperçoit qu’on a été tenté par la distraction de la pensée « je », et alors on peut choisir de revenir au mantra à la place.

Chaque circonstance est appropriée pour lâcher la fausse pensée « je », parce que chaque circonstance se déroule maintenant, et maintenant est toujours le bon moment pour tourner son attention de penser « je » à la tranquillité concentrée dans l’esprit.

La tranquillité concentrée, ce n’est pas penser « je ». Ce n’est même pas « je suis tranquille ».

Tu ne connais pas la nature du Soi, parce que tu crois pleinement que tu es le « je » dans la pensée. Mais ce que tu es est au-delà de la pensée. Connaître ce Soi, c’est le but que nous recherchons.

Question : J’ai une question sur laquelle je ne suis pas si claire. Pour ceux à qui Tu as donné le mantra « Je suis ce que je suis », n’est-il pas question ici de la pensée « je » ?

Réponse : « Je suis ce que je suis », même s’il contient le mot « je », n’est pas la pensée « je ». « Je » est un symbole, mais ce n’est pas une pensée d’identité. Quand le symbole est attaché à la fausse identité, il a le pouvoir de séparer dans l’esprit… dans la perception. Quand la fausse identité n’est pas attachée au symbole « je », ce symbole ne sépare pas.

C’est la pensée « je » qui veut juger et séparer le symbole « je » des autres symboles. Alors « je » peux être quelqu’un qui n’utilise pas « je », par exemple. Mais ça n’est pas pareil que de renoncer à la pensée « je ».

Celui qui utilise le mantra « je suis ce que je suis » peut ressentir que l’esprit est redirigé au-delà de la pensée « je » (qui est une identité avec un concept limité de « je »). Par conséquent, le mantra est utile et n’est pas un obstacle juste à cause du symbole « je » qui est utilisé.

La pensée unique et silencieuse – 29/11/09

28 novembre 2009

La tranquilité parle.
Le mental non.
Le mental bavarde,
mais le bavardage ne parle pas.

Le parler est clair
et est au-delà des mots.

Le parler est la guidance de la sagesse.

Ecoute le parler,
et ne t’inquiète pas si tu ne peux pas
t’expliquer aux autres.
Ne t’inquiète pas de ce qu’ils pensent.

Suis le parler dans la confiance,
et ainsi tu suis la voie de la sagesse.

La pensée unique et silencieuse – 26/11/09

26 novembre 2009

La tranquilité, c’est comme
la claire conscience sans la pensée.

Sans la pensée, c’est la connaissance.
La connaissance ne peut être avec la pensée,
puisque la pensée bloque la connaissance.

Branche-toi sur
la claire conscience sans la pensée.
Apprends à l’écouter.

La claire conscience sans la pensée
guide parfaitement,
parce que la claire conscience sans la pensée,
c’est la sagesse.

La pensée unique et silencieuse – 25/11/09

25 novembre 2009

Apprends à écouter le silence.
Lui aussi a une Voix.
Tu dois être tranquille pour entendre sa Voix,
car sa Voix n’est ni forte,
ni contrôlante.

La Voix du silence est paisible
et suggérante.

Elle donne des idées d’amour
dans un monde
qui semble ne pas connaître l’amour.
Par conséquent, ses suggestions
peuvent être différentes
de ce que tu penserais.

Laisse-aller ce que tu penses,
par un désir
d’écouter l’amour.

Sois tranquille.
Ecoute.
Et suis joyeusement.

La pensée unique et silencieuse – 24/11/09

23 novembre 2009

La dévotion est un acte de silence.
C’est une décision
d’arrêter le flux des pensées
et de retourner à la sagesse de la tranquilité.

Les pensées reprendront à nouveau,
et ton attention s’y dérivera
si tu es intéressé.

Mais si tu es aussi intéressé par la dévotion,
tu peux alors reprendre la décision
de revenir au Coeur.

Dans cette décision,
les pensées ne sont pas nourries.
Ce qui n’est pas nourri
doit un jour mourir.

Abandon, Karma et Libre-arbitre.

23 novembre 2009

Saint-Esprit (R) : L’abandon est une pratique sur laquelle Je continuerai à insister, parce qu’elle est l’une des pratiques spirituelles les plus utiles. On pourrait discuter et penser que l’abandon n’est pas la seule voie vers l’éveil, mais ceci est plutôt une emphase qu’une vérité.

La seule voie de l’éveil est de nier ce qui est faux. Et ce qui est faux doit être nié complètement.

L’abandon est un moyen de faire ceci tout en évoluant dans le monde. Sans l’abandon, on pourrait nier le monde en se retirant du monde. C’est aussi une voie qui a marché.

La personne illuminée qui réalise le Soi tout en faisant l’expérience d’un corps n’expérimente plus l’indépendance. La croyance en l’indépendance, ou bien l’idée d’ego, est morte pour lui, ou alors il ne serait pas réalisé.

Comme il n’y a plus d’idée d’indépendance, il n’y a pas non plus d’idée de devoir décider par lui-même. Celui qui est illuminé et qui vit dans un état pleinement réalisé vit et agit, se déplace et parle, selon un scénario qui lui est donné dans l’instant. Ce scénario vient de l’Un, pour les objectifs les plus élevés de l’Un, donc la personne illuminée ne se sent pas séparée du scénariste, et elle ne se sent pas non plus prendre des décisions d’elle-même. Elle suit dans la joie et la réalisation.

S’agit-il d’abandon quand l’illuminé suit un scénario ? Puisqu’il n’y a pas d’autre, à qui s’abandonnerait-il ? Et pourtant on parle toujours de suivre, tout comme s’abandonner contient l’idée de « suivre ».

Certains appelleraient ce scénario karma. D’autres utiliseraient le terme « scénario », mais dès qu’il y a un sentiment de victime associé à l’idée « le scénario est écrit », cela veut dire qu’on n’a pas encore réalisé le scénariste.

C’est aussi pourquoi les questions de libre-arbitre et de destin semblent être en conflit, quand on les regarde depuis la psyché humaine. La psyché humaine ne peut pas comprendre la compatibilité entre le destin et le libre-arbitre, parce que la psyché humaine se considère indépendante et n’a pas encore réalisé la vérité du Soi.

Tu n’es pas séparé du scénariste, du réalisateur. Voilà la vérité absolue que Je t’ai partagée hier. Mais aussi longtemps que ton esprit croira à la pensée d’indépendance… au faux concept « je »… ce sera un point à propos duquel tu seras facilement confus. Par conséquent, c’est un point auquel Je te demande de ne pas réfléchir, mais juste d’y croire, en confiance.

Je te demande aussi, puisque tu ne peux pas comprendre comment écrire un scénario, de cesser d’écrire le scénario en calmant et en taisant le mental, et en vivant (ou en jouant) selon l’abandon.

Si tu suis les pratiques du mantra et de l’abandon, et si tu évites de « penser par toi-même », tu éviteras aussi d’écrire un scénario qui inclut un faux concept de soi. Puisque ce soi fait partie du scénario et ne fait donc pas partie de la réalité, cesser de le fabriquer lui permet aussi, en tant qu’idée, de s’effacer. Ceci fait partie de l’éveil, car c’est le non-attachement à un faux « je ». Le non-attachement à ce qui est faux ouvre le chemin… le ciel… permet la réalisation de la vérité.

La pensée unique et silencieuse – 23/11/09

22 novembre 2009

La paix n’est pas un sentiment.
C’est un état d’esprit
quand on a mis le penseur au repos
et que la vraie sagesse guide.

Penser bloque le flux de la sagesse.
Pour connaître la sagesse, on doit arrêter de penser
ou bien on doit prêter son attention
à l’espace entre les pensées.

Si on prête son attention à l’acte de penser,
on ne connaîtra pas la sagesse,
et on ignorera
la réalisation de la paix

La pensée unique et silencieuse – 22/11/09

22 novembre 2009

La paix, c’est le pouvoir
qui mène toutes les choses à la maison.

Dans la paix, on trouve la droiture.
Dans la paix, on trouve la sureté.
Dans la paix, on trouve le repos.
Dans la paix, on est la force.

~Commentaire~

Ce qui n’est pas à la maison, c’est ta façon de voir, ta façon de percevoir et ta façon de comprendre. Ta façon (ton chemin) s’est perdue de la maison, parce que ta façon est unique et individuelle, et par conséquent elle n’est pas la maison.

La maison, c’est une seule façon. C’est la vraie façon. C’est voir ce qui est comme c’est.

La paix mène toutes les choses à la maison, parce que dans la paix, tu es à la maison. De la maison, la maison est tout ce que tu vois, parce que la maison est tout ce qui est, en vérité.

Commentaire à la pensée du 21/11/09

21 novembre 2009

On trouve la paix dans le non-savoir au niveau du mental, parce que c’est le supposé savoir qui te maintient méfiant, apeuré et jugeant.

Que pourrais-tu juger, si tu ne pensais pas savoir? De quoi aurais-tu peur sans le savoir du mental?

Tu es méfiant d’arrêter le savoir incessant du mental, car tu sens que sans lui, tu ne serais pas en sécurité. Mais qui a peur d’abandonner ce savoir? Qui doute que la sagesse le gardera en sécurité?

Il est important de se demander “Que suis-je?”. La réalisation de la vie est importante, car sans cette réalisation, tu t’agripperas au mental qui a peur. C’est seulement dans la paix et la sécurité du non-savoir que tu peux lâcher.

La pensée unique et silencieuse – 21/11/09

20 novembre 2009

La paix vient du non-savoir
au niveau du mental.

Dans le non-savoir,
il n’y a pas d’inquiétude.
Il n’y a pas de peur.
Il n’y a pas de jugements.

Il n’y a que le doux abandon
à la sagesse sur laquelle tu peux compter,
parce que tu n’es pas attaché
à un savoir imaginé
qui te fait vivre
avec un mental méfiant.