Aimer l’enfant en soi

By laurentelielevy

Question : Saint-Esprit, notre vrai désir est clair et nos défis deviennent plus clairement vus. La tentation de se séparer est forte, car en chacun nous semblons faire face à nos plus grandes peurs. Notre expérience paraît à présent être très très difficile. Que partagerais-Tu ?

Réponse : Plus vous faites de choses ensemble, mieux c’est. Chacun a besoin de son propre espace, de son propre temps de silence ,mais maintenant vous avez aussi besoin de passer plus de temps ensemble. Considérez le temps que vous passez ensemble comme une construction de fondations. Puisque votre relation, votre partenariat, est la fondation que vous avez choisie pour vous aider à vous éveiller, construire, établir les fondations (ou construire la relation) est important. Soyez ensemble de différentes façons. Priez ensemble, jouez ensemble, lisez ensemble, partagez vos travaux ensemble…

Vous n’avez pas à vous forcer à être ensemble plus que vous ne le désirez, mais si vous regardez en vous, vous verrez que vous désirez être ensemble, bien plus que vous ne l’êtes, parce que vous désirez tous les deux le renforcement de ces fondations.

Question : Ahhhhhh ! J’ai beaucoup de mal à poser cette prochaine question. C’est difficile parce qu’il y a tellement de jugements et tant de peur dans mon esprit. Je juge cette question et je me juge aussi en tant que scribe. J’ai une énorme peur de n’écrire que ce que je voudrais entendre. Cette peur est si grande qu’elle me donne envie de jeter mon stylo, de courir et de m’enfuir. Je la sens dans ma poitrine.

Avant de continuer, de quoi voudrais-Tu nous faire part à ce sujet?

Réponse : Un scribe crée son aptitude à écrire. C’est une création dans le sens où elle prend le sans-forme et l’exprime par une forme. (De cette façon, Je n’utilise pas le terme « création » comme le fait « Un Cours en Miracles ». J’utilise « création » comme le ferait un artiste.)

Un artiste crée ses peintures ou ses sculptures ou bien une merveilleuse œuvre musicale, mais tout grand artiste te dira aussi que l’œuvre nait par son intermédiaire. Il l’a créée et à la fois ne l’a pas créée. Il a créé l’œuvre d’art en lui permettant de naître à travers lui sous une forme spécifique.

Le scribe le fait aussi. En étant scribe, elle permet la naissance du sans-forme sous une forme, dans une expression particulière.

Comme le scribe est partenaire, ou co-créateur dans la naissance de ce qui pourrait être considéré comme « des mots sacrés », il se peut aussi qu’elle ressente de la culpabilité ou de la peur à propos de ces mots. Parfois, elle peut avoir peur que c’est son ego qui dicte. Elle redoute peut-être de ne pas être assez ouverte ou de ne pas écouter assez profondément. Elle a peut-être même la crainte d’avoir inventer toute cette expérience de scribe et qu’il n’y a pas là de co-création avec quoi que ce soit de divin. Cette dernière peur est certainement la plus forte chez bon nombre de gens qui sont scribes.

La meilleure chose qu’une scribe puisse faire c’est d’ouvrir le flux de mots qui surgit à travers elle. Elle peut ressentir ce flux quand il arrive à une vitesse conséquente sans l’interrompre. Aie confiance en ce flux qui coule toujours comme une rivière coule et descend de la montagne. C’est différent de la pensée, qui elle est décousue, imprécise, et semble provenir de toutes directions. C’est un flux constant qui semble provenir d’une source régulière. A mesure que les mots viennent de ce flux, écris-les comme tu les entends.

La question que tu vas poser t’effraie car c’est une question qui concerne la plus grande peur que tu as. Tu crains que ta peur soit un empêchement, un obstacle à M’entendre, ou bien tu crains que ce soit ton ego qui réponde. Tu redoutes aussi, puisque tu crains qu’être scribe soit une création humaine plutôt qu’une co-création avec le divin… tu redoutes aussi que le fait de poser cette question te révèle comme fausse, comme un imposteur. Tu entretiens cette peur depuis bien longtemps, et elle revient souvent avec tes questions. Il est temps de regarder maintenant ta plus grande peur, car c’est cette peur qui te fait le plus souffrir.

Je comprends que faire face à tes doutes te soit difficile, mais seulement parce que tu crains que tes doutes soient réels. En leur faisant face, tu apprendras qu’ils ne le sont pas. Avec bonne volonté et quand tu es prête, et un pur désir de faire ce pas, pose la question que tu redoutes de poser à présent.

Question : Saint-Esprit, la question porte sur Ho’oponopono. Il me semble avoir trois questions à ce sujet. 1) Ne s’agit-il pas d’une pratique qui voit un problème sur l’écran au lieu de tout accueillir maintenant comme parfait? Est-ce qu’elle n’oublie pas le libre arbitre du Fils de Dieu ? Je veux dire, ne semble-t-elle pas ne pas admettre les peines et les maladies, alors même que celles-ci ont été choisies ? Car si on regarde l’écran en y recherchant un changement des effets, n’allons-nous pas être déçus et ainsi nous perdre sur cet écran ?

Réponse : Eckhart Tolle voit lui aussi un problème sur l’écran. (Regina lisait et appréciait son livre à ce moment-là). Jésus, qui semble venir à vous de différentes façons, voit lui aussi des problèmes sur l’écran. Tous les grands guérisseurs voient des problèmes sur l’écran et veulent les réparer, pas parce qu’ils croient qu’ils sont réels, mais parce qu’ils savent que tu le crois. Un bon exemple, c’est l’exemple d’un parent qui aide un enfant. L’enfant peut avoir peur de monstres qui se trouvent sous son lit ou bien dans son armoire. Le parent sait qu’il n’y a rien à craindre. Mais le parent peut très bien avoir recours à la magie ; il peut parler aux monstres et les convaincre de quitter les lieux, puis montrer à l’enfant qu’ils sont partis. Il fait ceci pour s’adresser à l’enfant d’une façon qui crée un moment de « non-peur ». Il sait que les peurs de l’enfant risquent de revenir le lendemain soir ; il sait que ce dont l’enfant a peur n’est pas réel ; et il sait aussi qu’un jour viendra où l’enfant aura grandi et se sera défait de ses peurs. Pourtant il fait ce qu’il fait dans l’instant pour redonner la paix à l’enfant afin de lui être vraiment utile.

C’est ce que fait un guérisseur. Il réduit la peur par la bonne volonté, le désir que la peur soit réduite, afin de donner du repos et une plus grande occasion d’éveil. Ignorer des peurs qui semblent bien réelles n’est pas utile. Ca ne fait qu’engendrer davantage de peur. S’adresser à ces peurs avec amour tout en sachant qu’elles ne sont pas réelles est une façon douce et aimante d’aider l’esprit à s’éveiller. Mais pour le faire, encore faut-il pouvoir voir les peurs. Les voir et les croire, ce n’est pas la même chose. On ne peut jamais guérir les peurs si on les croit réelles.

Si tu regardes l’écran et y cherches des effets, des résultats, et si tu crois que la peur est réelle, tu feras l’expérience de grandes peines quand il ne semblera y avoir de changements d’effets. Si tu regardes l’écran et que tu t’attends à des changements d’effets tout en ne croyant pas que tout cela soit réel, tu n’éprouveras pas la même peine. Tu continueras cependant à te sentir appelé à être utile. Aussi longtemps que la peur sera représentée sur l’écran de l’esprit, ceux qui comprennent que l’esprit est en train de rêver feront ce qu’ils sont appelés à faire pour aider l’esprit à s’éveiller.

Question : Et à propos de nous, de Laurent et moi ?

Réponse : Vous éprouvez beaucoup de peurs et vous ne réalisez pas encore que vos peurs ne sont pas réelles. Cependant, vous êtes prêts à grandir, et à passer de l’enfant à l’adulte en laissant tomber vos peurs imaginaires. Une fois de plus, c’est la raison pour laquelle vous vous êtes rejoints.

Lorsque vous vous sentez prêts à regarder vos peurs et les laisser partir, il n’est plus utile de dépendre entièrement de la magie. Une certaine magie pourra encore vous être utile pour un temps, mais ce qui vous est le plus utile c’est d’apprendre que vos peurs ne sont pas réelles. De la même façon, il n’est pas utile de vous cacher de vos peurs en les évitant.

Parlez ensemble de vos peurs sans vous juger pour cela. Ayez le désir de voir comment vous maintenez vos peurs, et ayez le désir de changer vos habitudes pour comprendre que les peurs ne sont pas réelles. Soyez aussi patient avec vous-même et mutuellement. Traitez l’autre comme un parent aimant traite un enfant qui a peur. Soyez doux en traitant vos peurs, en réalisant que l’enfant en vous redoute encore qu’elles soient réelles.

Question : Comment les peurs guérissent-elles ?

Réponse : En ayant la bonne volonté de les regarder, d’y faire face, et de voir qu’elles ne sont pas réelles. Un beau jour, quand l’enfant est prêt, il doit regarder sous son lit afin d’apprendre qu’il n’y a pas de monstres qui habitent en-dessous.

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