Question : Saint-Esprit, je perçois une peur de pas exister, que je ressens différente de la peur de la mort. Pour moi, la peur de la mort est la peur de l’existence qui se termine. Cette peur me semble différente. Elle parait être la peur de ne pas exister maintenant, et elle semble être très liée aux « yeux des autres ». Y-a-t-il quoique ce soit que Tu voudrais partager sur cette peur de ne pas exister ?
Réponse : Demander à la métaphysique ou à l’éducation (ou à l’intellect) de répondre à toutes tes questions n’est pas utile. Ce n’est pas utile parce que la métaphysique n’est pas la vérité. La métaphysique est une expression d’idées dans la forme, et n’importe quelle expression d’idées dans la forme, peu importe son utilité, n’est pas la vérité. Comme Je te l’ai déjà dit, il n’y a pas de vérité dans le monde. Par ceci, Je veux dire que tout ce qui est exprimé dans la forme est au mieux un écho ou un reflet de la vérité, mais pas la vérité elle-même.
On trouve la vérité elle-même dans le sans-forme, et même si tu essaies de la ramener dans la forme en tant que mots et idées pour la partager, ces mots et ces idées n’en sont qu’une expression mais ne la sont pas elle-même.
La peur de ne pas exister est la peur de la mort, sauf que la peur de la mort est une projection d’une peur actuelle dans le futur. Quand tu perçois la peur de ne pas exister, tu réalises que c’est une peur de l’instant dans l’esprit, (là) maintenant. La projeter comme possibilité de mort est une façon de ne pas reconnaître la force de cette peur maintenant.
Comme nous en avons parlé, cette peur te dirige bien plus que tu ne le sais. Tu essaies de te prouver à toi-même ton existence aux yeux des autres de différentes façons, car la voir là-bas te dit que tu existes. Le problème, c’est que c’est aussi une projection. Tu ne ressens pas réellement ton existence en la voyant dans les yeux des autres. Tu n’as fait que recouvrir ta peur en te racontant à toi-même que la preuve de ton existence réside là-bas.
La seule façon de surmonter ta peur de ne pas exister est de Te connaître, de connaître ton Soi. Aussi longtemps que tu ne te connais pas toi-même, tu continueras à avoir peur de ne pas exister. Tu entres en contact avec toi en tant que toi en étant désireux de passer de la forme au sans-forme, car la vérité ne peut être trouvée que là où la forme n’est pas.
Pour entrer en contact avec le sans-forme, commence maintenant. Tourne tes yeux vers l’intérieur. Tu peux les tourner vers ta respiration si tu veux, mais tu dois aussi réaliser que la respiration est encore de la forme. Quand tu es en contact avec ta respiration, tu n’es pas en contact avec le sans-forme que tu es, mais tu t’es tourné dans la bonne direction et c’est un début. Quand tu es avec ta respiration et que tu t’es détendu grâce à elle, sois désireux d’aller plus en profondeur… plus en profondeur là où il n’y a pas de forme.
Le mental est une distraction du sans-forme, car le mental est une pure expression de la forme, mais le mental ne doit pas être considéré comme un obstacle au sans-forme. Tout ce qui est considéré comme un obstacle sera expérimenté en tant qu’obstacle, et l’expérience de l’obstacle, du blocage t’empêchera de te rendre où tu veux aller.
Vois le mental, considère-le comme étant utile… comme un outil… comme un ami. Fais-lui confiance pour t’entraîner vers le sans-forme, qui est en fait au-delà de toutes les formes. Laisse-tomber l’idée que tu ne peux faire l’expérience du sans-forme et de la forme simultanément. Tu fais ceci tout le temps, car à un certain niveau tu fais toujours l’expérience de toi. Souviens-toi de l’exemple de la poussière sur le meuble. Les pensées ou la forme sont la poussière. On n’a pas besoin de l’essuyer pour faire l’expérience du meuble, car le meuble est bien plus solide que la poussière. Tu peux faire l’expérience du meuble tout en touchant la poussière, mais ne te fixe pas sur la poussière, car ça va t’embêter et tu ne remarqueras pas le meuble.
Permets au mental de t’aider en le laissant te calmer. Laisse-lui te rappeler ton objectif. Sers-t-en pour te fixer sur le meuble. Alors, même quand il continuera à te présenter d’utiles pensées, qui sont des formes, met ton cœur et ton esprit sur le sans-forme, qui est le meuble.
On ne peut décrire le sans-forme, mais on peut le connaître. On ne peut le ramener dans la forme, mais on peut l’exprimer. La vraie valeur dans le fait de toucher au sans-forme n’est pas de le partager. La valeur n’est pas de le partager au niveau de la forme. La vraie valeur est de le connaître. Quand tu connais le sans-forme que tu es, tu ne peux plus être ébranlé par la forme qui est changeante. Tu ne peux plus être embêté par ce que tu n’es pas. Tu peux faire l’expérience du non-vrai et tu peux t’y déplacer en tant qu’expression de la vérité, mais rien de ceci ne peux enlever ou ajouter quoi que ce soit à ce que tu es. Une fois que ce que tu es est connu, rien d’autre n’importe réellement. Et quand ce que tu es t’est connu, tu vis dans le monde en tant qu’expression de la lumière, ce qui est en fait la communication d’une idée du sans-forme dans la forme. Cette communication ne peut transmettre l’expérience de Se connaître, mais elle vit l’expérience de Se connaître, de sorte que la possibilité de Se connaitre est connue, même au dedans de l’expression de la forme. Ceci éveille l’esprit à lui-même en brillant, en éclairant là où l’esprit regarde, même si l’esprit ne peut vraiment se trouver là.
Question : Y a-t-il quelque chose que Tu souhaiterais partager avec nous deux pour nous aider avec notre « nous » ?
Réponse : Se rappeler de pourquoi vous êtes ensemble, du but de votre relation, est… par-dessus-tout… très important pour la solidité du « nous ». Vous ferez face à de la résistance ensemble aussi longtemps qu’il restera de la résistance dans l’esprit, mais une fois que vous vous souvenez de votre but, vous ferez face à la résistance ensemble. Rappelez-vous que c’est votre unité qui se dresse et transcende les peurs. Ne pas laisser la résistance vous amenez vers un « à part ». Dans le « à part » vous vivez vos peurs. Dans l’unité et le partenariat, vous les transcendez.
Vous tenir la main est un symbole puissant et très utile pour l’esprit, parce que même dans la résistance vous savez que vous pouvez vous tenir la main. Et vous réaliser également qu’en vous tenant la main, vous savez que les résistances du moment, même si elles sont l’expérience de la peur ou de la haine… ces résistances sont transcendées parce que vous avez décidé de vous tenir la main.
Allez maintenant, et aimez-vous l’un l’autre comme Je vous aime. En vous aimant de Mon amour, vous choisissez vraiment d’aimer le Soi.