Archives pour février 2009

La façon la plus efficace

28 février 2009

Saint-Esprit : Ta volonté est tout. C’est une leçon que Je t’ai demandé d’apprendre. C’est la leçon que tu voulais apprendre, parce que c’est ta volonté de l’apprendre.

Maintenant que cette leçon est devenue claire dans ta conscience… maintenant qu’il n’y a plus de doute quant à ce qui doit être fait si ton but dans cette vie est de t’éveiller… maintenant que tu réalises que ton but est de t’éveiller et que ta volonté (ou ton désir) en est le moyen, Je voudrais te parler des façons dont tu peux augmenter ton désir de t’éveiller.

La façon la plus efficace d’augmenter ton désir de t’éveiller est par la conscience. Quand Je parle de conscience, Je parle de voir ou de noter ou bien d’être conscient sans jugement. En réalité, tu ne peux être conscient avec du jugement. Le jugement est l’outil de l’illusion. Donc par définition et par but, à chaque fois que tu juges tu choisis l’illusion, et donc tu choisis aussi de ne pas être conscient. L’illusion c’est ne pas voir comme c’est, alors l’illusion c’est aussi ne pas être conscient.

La façon la plus efficace d’augmenter ton désir de t’éveiller est d’être conscient de l’ego. L’ego est quelque chose que tu ne veux pas, mais tu ne te rends pas compte que tu ne le veux pas quand tu es aveuglé par les illusions. Quand tu es aveuglé par les illusions à travers le jugement, tu crées l’illusion de « choisir entre ». Choisir entre est une farce, une ruse, parce que choisir entre semble donner deux options et en placer une au-dessus de l’autre. Tu te sens alors attiré par celle qui semble se trouver au-dessus, et tu crois que tu as choisi quelque chose que tu veux. Mais tu n’as pas choisi quelque chose que tu veux. Tu as simplement été aveuglé par la fausse lueur de l’ego qui t’empêche de regarder et d’être conscient de l’ego. Si tu regardais et si tu prenais conscience de l’ego par le cœur naturel et non-aveuglé du Fils de Dieu, tu saurais que tu n’en veux pas.

Sache qu’à chaque fois que tu choisis d’écouter le jugement… à chaque fois que tu choisis de croire qu’une option ou possibilité est meilleure qu’une autre… tu fais également le choix d’être aveuglé afin de ne pas voir. Quand tu réaliseras que c’est ce que « choisir entre » est, tu commenceras à perdre ton désir de choisir entre. A mesure que tu ne fais naturellement plus l’expérience du désir d’être aveuglé, en observant et en prenant conscience que c’est ce que tu avais choisi de faire jusqu’à présent, tu commenceras aussi naturellement à choisir différemment, et ceci est le début de la fin du choix de jugement.

La façon la plus efficace d’augmenter ton désir de t’éveiller est d’être conscient de l’ego sans jugement. Encore une fois, le jugement ne te permet pas d’être conscient. Souviens-toi de ceci, et tu perdras le gout du jugement.

La conscience c’est regarder, savoir et voir sans être attaché, mais la conscience n’est pas un manque de désir. La conscience est claire sur le désir sans distraction, et la conscience regarde depuis la perspective qu’est le but du désir. De cette façon, la conscience, sans effort, dirige toutes choses à travers le désir. Ceci n’est pas un effort conscient, bien que la conscience (dans ce cas) puisse être utilisée pour y apporter de l’aide. C’est simplement la puissance tranquille de la conscience qui est consciente sans la distraction aveuglante qu’est le jugement.

La conscience est la façon d’augmenter ton désir de t’éveiller, parce que la conscience est la pure conscience de désir sans distraction. En vérité, comme on te l’a déjà dit, le Fils de Dieu a un vrai désir. C’est le désir de connaître le Fils de Dieu.

La conscience, sans conception intellectuelle de ce désir, est ce désir. Donc la conscience, non recouverte par la distraction aveugle qu’est le jugement, dirige toutes choses dans l’accomplissement de son seul désir.
La conscience est la lumière du Fils de Dieu, parce que la conscience est Son désir éveillé, connu et non-caché par les malperceptions du jugement.

Choisis d’être heureux avec ton souhait d’être différent

23 février 2009

Saint-Esprit : Tu fais l’expérience d’une sensation de vide ou d’incomplétude, que tu essaies de remplir avec des expériences dans le monde. Tu t’occupes à remplir ce vide de plusieurs façons… par la recherche spirituelle, par la nourriture, par un changement de carrière ou par l’obtention d’une meilleure santé. Mais toujours tu juges maintenant comme étant incomplet et toujours tu penses qu’un maintenant différent serait meilleur.

Vois-tu comme ceci n’est rien d’autre qu’une répétition de la petite idée folle… du souhait que comme c’est maintenant soit différent ?

Je te demande de remarquer combien tu désires que maintenant soit différent… qu’il y ait des changements dans ton expérience actuelle afin que tu sois heureux. Et puis Je te demande de remarquer qu’à l’intérieur de ce souhait que maintenant soit différent, tu fais le choix de ne pas être heureux maintenant.

Juste remarque, note. Note que vouloir que quelque chose soit différent c’est choisir de ne pas être heureux maintenant.

Et puis, une fois que tu as remarqué, continue d’être désireux de remarquer combien tu souhaites que maintenant soit différent. Tu risques de voir que ce souhait est bien plus prédominant que tu n’en avais conscience. Et tu risques de souhaiter que ceci ait été différent… souhaiter que tu n’aies pas eu ce souhait. Mais quand tu vois cette dernière pensée, fais une pause, et observe ce que tu regardes. Le souhait de ne pas avoir le souhait est un clair écho du jugement de la petite idée folle.

A présent, avec cette réalisation dans ton esprit, peux-tu choisir de voir toutes choses différemment ? Peux-tu choisir d’être heureux avec ce souhait dans ton esprit ? Peux-tu remarquer que tu veux que maintenant soit différent, voir clairement que vouloir maintenant différent est un obstacle à être heureux maintenant, et puis choisir d’être heureux avec ça ?

Si tu peux choisir d’être heureux avec le souhait d’être différent, tu peux alors choisir d’être heureux avec toi-même. Car à chaque fois que tu juges tes idées, tu juges l’essence de toi. Et quand tu choisis de juger l’essence de toi, tu choisis l’expérience du non-bonheur.

Ne pense pas trop aux effets que pourraient avoir une telle décision. Si tu recherches des effets en espérant qu’ils soient différents, tu es encore pris dans le jugement du moment sans voir le jugement que tu fais. Au lieu de cela, remarque que tu espères des effets différents. Remarque que c’est un jugement du moment présent et permets-toi d’être heureux avec ce souhait. Dis-toi : « Oui, je veux que les choses soient différentes. Oui, je souhaite qu’elles soient différentes de ce qu’elles sont. Quel esprit magnifique j’ai de pouvoir souhaiter la différence et d’avoir l’expérience de la lumière du non-vrai ! »

Question : J’admets que je ressens la peur à l’idée de pratiquer ce message.

Saint-Esprit : C’est encore ton sentiment d’être « sans fondation ». Permet cette sensation dans la joie.

Le jugement est une fondation, parce que c’est la pierre angulaire de cette expérience d’illusion. Sans cette pierre, les fondations et l’illusion doivent s’écrouler. Tes jugements qui maintiennent en place le non-vrai sont très subtils, et c’est l’heure de commencer à regarder ces subtilités dès à présent. Tu remarques que certains jugements sont des jugements et tu choisis de les laisser-aller (d’en lâcher-prise), mais d’autres tu les vois comme vrais et les gardes car tu crois être dans le vrai. Juger le moment par le souhait c’est juger, et juger le souhait c’est juger encore plus. Voir ceci sans juger c’est ébranler les fondations de l’illusion, et c’est pourquoi tu ressens la peur.

Souviens-toi que la peur c’est la résistance à lâcher le faux comme étant vrai [à arrêter de rendre le faux vrai]. Accepte ta résistance sans jugement, et puis continue d’avancer dans Ma requête en te rappelant que la patience est la clé. Nous descendons très en profondeur dans l’esprit maintenant, et c’est la réponse à toutes tes questions. Nous continuerons à avancer dans l’esprit en descendant petit à petit, mais nous allons vers le noyau, donc les effets en seront grands.

la pensée unique et silencieuse – 22/2/09

21 février 2009

L’identité est un obstacle,
parce que l’identité te définit
comme séparé
de tout ce que dont tu fais l’expérience.

Elle dit que tu es unique,
différent, à part
et spécial.

Ces idées sont en opposition
à la vérité
parce que ces idées créent
une illusion d’opposition
là où il n’y a que la vérité.

Continue de demander “Que suis-je?”,
en te rappelant que la réponse
est au-delà de toute définition.

Et remarque que même quand
tu ne poses pas la question,
l’esprit répond constamment
avec des idées d’identité définie.

La pensée unique et silencieuse – 21/2/09

21 février 2009

Quand quelqu’un réalise
qu’il n’est pas celui
qu’il pensait être,
il est prêt à parvenir
à une notion permanente du Soi.
Il est prêt à s’éveiller au Soi.

Mais quand quelqu’un croit complètement
qu’il est ce qu’il n’est pas,
alors il n’est pas vraiment intéressé
par la réalisation du Soi.

Demande-toi “Que suis-je?”
et laisse la croyance en le soi
être balayée
en voyant que ses limites
ne peuvent être Toi.

La pensée unique et silencieuse – 19/2/09

18 février 2009

Qui tu penses être
est un obstacle,
parce que qui tu penses être
inclut aussi une définition
de comment tu dois être
afin de te sentir digne,
et comment les circonstances doivent être
afin d’être heureux.

Qui tu penses être
exige que tu contrôles
et que tu sois contrôlé.
Il ne peut y avoir de liberté en ceci.

Vois qui tu penses être.
Reconnais le coup monté qu’est cette pensée.
Relâche l’idée qui limite et contrôle.
Accepte la liberté illimitée pour vérité.

Commentaire sur l’esprit

18 février 2009

L’esprit (le mental) n’est pas constant. Les soucis de l’esprit d’une journée peuvent être totalement différents des soucis d’une autre journée. Si l’on écrit tous les soucis d’une journée, on verra que les soucis et les solutions imaginées sont en conflit les uns avec les autres, ce qui fait qu’aucune paix ne peut être trouvée au sein de l’esprit. La solution aux soucis crée de nouveaux soucis. Et donc une fois de plus, il n’y a pas de paix avec l’esprit.

C’est pourquoi on doit s’écarter de l’esprit pour trouver la paix. La paix ne peut être trouvée avec l’esprit.

S’écarter de l’esprit est aussi simple que de perdre l’intérêt en lui. Quand l’esprit bavarde, il bavarde parce que tu écoutes. En perdant l’intérêt pour ce qu’il a à dire, parce que tu sais que ses réponses ne sont pas tes réponses, le bavardage de l’esprit s’évanouira.

On ne peut ignorer complètement l’esprit. L’esprit est comme un outil qui doit être utilisé si on fait l’expérience du monde d’une manière ou d’une autre. L’esprit est l’outil de la perception. On ne peut faire l’expérience de la perception qu’à travers l’esprit. Mais ça n’est pas la même chose de dire que l’esprit contrôle la perception ou que l’on doive écouter le bavardage ou les problèmes et les solutions de l’esprit.

Pense à l’esprit comme à un filtre. Ce filtre permet de voir des objets là où il y a lumière. Ce filtre permet de distinguer des différences là où il n’y en a pas. Il permet de communiquer en utilisant des symboles qui représentent autre chose. Sans l’esprit, on ne pourrait faire l’expérience du monde. Mais ceci ne veut pas dire que l’on doive être assujetti à l’esprit.

L’esprit, quand on le croit et le prend au sérieux, semble définir la réalité. Mais comme Je viens de le montrer, l’esprit ne définit pas la réalité. Il place un voile de perception sur la réalité afin que la réalité soit expérimentée d’une nouvelle façon. Cela signifie que l’esprit est un tricheur ou un illusionniste, et que ce qu’il crée est purement de l’ illusion. Croire en l’esprit, c’est croire en l’illusion. Penser que l’illusion est la réalité, c’est être complètement dupé.

Encore une fois J’insiste sur le fait que croire en l’illusion, ou bien le processus d’être dupé, provient de la croyance en l’esprit.

Ceci doit donc vouloir dire que le processus d’éveil est aussi le processus d’apprentissage à ne pas croire les histoires de l’esprit.

En tant que filtre, l’esprit peut être utilisé pour voir et faire l’expérience de l’illusion sans y croire. Cette expérience vient du fait de maintenir, de conserver la connaissance qui est au-delà de l’esprit. On peut également dire que cette connaissance est avant l’esprit. Cette connaissance existe maintenant, dans le Soi, à une profondeur qui est en-dessous et une hauteur qui est au-dessus de l’esprit. En d’autres termes, la connaissance est toujours accessible et il suffit de désirer se rappeler de la connaissance et de désirer la réaliser.

Je te demande de pratiquer.

Je t’ai donné un mantra. Je te demande de pratiquer ce mantra au mieux de tes capacités. Ca veut dire, pratique-le autant que tu t’en rappelles. Ce mantra aura accès à la connaissance et te la ramènera (tout comme une commande d’ordinateur a accès à un dossier sauvegardé et l’ouvre en mémoire).

Et en même temps, Je te demande de pratiquer l’abandon. L’abandon ne considère pas les problèmes et solutions de l’esprit importants. Il met de côté les histoires de l’esprit et recherche dans l’instant la communication directe avec Moi.

Par l’utilisation du mantra et de l’abandon, l’esprit devient un outil que l’on utilise. Ce n’est plus un outil qui se prend pour l’utilisateur. La perception est toujours d’actualité, mais le filtre est nettoyé des idées fausses ce qui fait que l’on fait l’expérience de la perception avec clarté. On appelle aussi ceci la perception juste, parce qu’elle n’est pas brouillée par des idées d’illusion. On voit et on fait l’expérience de la perception, mais on se souvient et on réalise la vérité, et ainsi celui qui fait l’expérience et qui communique à travers le filtre ne peut être appelé dupe.

La pensée unique et silencieuse – 18/2/09

17 février 2009

Je t’ai demandé
de détendre ton esprit.
Ca n’est pas une petite requête.

Détendre fréquemment l’esprit
est ce qui apportera le plus la vision, la prise de conscience.
Détendre un peu l’esprit
en apportera bien moins.

Le mantra
“Je suis ce que je suis”
est un cadeau d’éveil.

Chéris-le comme un cadeau,
et tu donnes l’amour
à ta réalité.

La pensée unique et silencieuse – 17/2/09

17 février 2009

“Je suis ce que je suis”
est ouvert.
C’est aussi ouvert que le ciel.
Ca n’a pas de fin.
Ca continue à l’infini.

C’est la meilleure idée pour toi.
C’est la vérité
sans définition.

N’impose pas de pensées à cette idée.
Laisse-la être pensée,
répétée,
par l’esprit.

Une fois qu’elle est pensée,
relâche (détend) l’esprit sans penser,
puis laisse cette pensée
être pensée encore une fois.

Elargis ta vision

15 février 2009

Saint-Esprit : Le désir d’être aimé par d’autres est le désir d’éviter ta propre haine de toi-même que tu perçois. Je parle de « haine perçue » parce que tu ne te hais pas vraiment. C’est une illusion de toi que tu hais. Il est très important que tu t’en aperçoives, et c’est cette réalisation-là qui te permettra de lâcher tout ce dont tu as peur.

Pense un moment à ton désir d’être aimé… à ton désir d’être approuvé, d’être apprécié ou d’être bien vu. Si tu es honnête envers toi-même, tu verras que c’est l’un de tes désirs les plus grands en ce monde. Quand tu n’aimes pas quelqu’un, c’est souvent parce que tu crois qu’il ne t’aime pas d’abord. Quand tu aimes quelqu’un, c’est habituellement parce que tu te sens aimé par cette personne. Il y a une relation directe entre tes sentiments pour les autres et la façon dont tu perçois leurs sentiments à ton égard.

Le désir d’être aimé est un grand obstacle à l’éveil, puisqu’il recouvre (il t’empêche de voir) ta plus grande peur. C’est aussi un obstacle à suivre la Guidance, ou à « être authentique » parce que tu vas dévier de la Guidance que tu entends, du moins dans une certaine mesure, si tu sens que tu risques de ne pas être approuvé par d’autres.

J’aimerais que tu prennes un moment maintenant pour aller regarder dans ton esprit ta mémoire humaine et réaliser à quel point le désir d’amour est un obstacle.

Maintenant que tu t’es aperçu que ce que Je dis est vrai, allons voir ensemble la raison de cet obstacle. La raison est claire et facile à voir. En dessous du désir d’être aimé, il y a la croyance intense et bouillonnante en la haine du Soi. Cette sensation …cette croyance… est si intense que rares sont les fois où tu la regardes en face, droit dans les yeux. Au lieu de cela, tu préfères regarder dans les yeux de l’approbation illusoire. Mais ne te mens pas à toi-même. L’approbation illusoire est illusoire et n’est pas fondée sur la vérité. Tu réalises ceci quand tu te rends compte que l’approbation illusoire est instable et changeante. Elle n’est jamais constante et elle n’est pas quelque chose sur laquelle tu puisses compter, en quoi tu puisses faire confiance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tu es toujours en train de jouer un rôle , n’étant jamais véritablement authentique. Tu crains la perte de l’approbation illusoire et tu fais (ou ne fais pas) ce que tu sens de faire pour maintenir l’approbation que tu recherches si désespérément.

Maintenant que je t’ai dressé ce tableau, et que tu le regardes honnêtement avec Moi, Je voudrais te parler de ce que tu te fais à toi-même, de ce qu’il se passe en fait. Il est important que tu le voies comme un obstacle à ton vrai bonheur. Si tu ne vois pas que c’est un obstacle, tu ne le lâcheras pas, parce que tu crois que l’approbation illusoire est l’amour et tu sais que l’amour est le seul moyen d’être heureux.

Quand tu recherches l’approbation illusoire, ou alors quand tu crois avoir trouvé l’approbation illusoire, tu places ta confiance en quelque chose qui n’est pas réel. Et parce que tu es le Fils de Dieu, tu sais à un niveau intuitif que tu as placé ta confiance dans le faux comme si c’était quelque chose de vrai. Tu sais aussi que c’est un mensonge et en tant que mensonge, cela va te décevoir. Ainsi, à un niveau qui peut ne pas sembler conscient, tu vis ta vie d’approbation illusoire comme une vie de peur. C’est la raison pour laquelle tu ne peux jamais te détendre. Le fondement sur lequel tu as placé l’obtention de ton bonheur n’est pas solide, et, en tant que Fils de Dieu, tu le sais.

J’ai dit que cette idée -que tu ne peux compter sur l’approbation illusoire- semble inconsciente. J’ai dit qu’elle semble inconsciente parce qu’en vérité elle ne l’est pas. Si tu y regardes de près avec Moi, tu verras que la peur de la perte de l’approbation n’est jamais vraiment inconsciente. Tu peux ne pas admettre que tu fais telle ou telle chose, n’étant jamais vraiment authentique, car tu recherches l’approbation. Mais si tu regardes lentement et calmement avec Moi maintenant, tu sais que c’est vrai. L’idée que tu dois gagner l’approbation est toujours là, qui attend et se cache dans le fond « ouvert » de ton esprit. Ainsi, cette idée n’est pas inconsciente. Et si elle n’est pas inconsciente, alors tu peux la regarder plus directement avec Moi.

A présent, regardons ensemble ta peur la plus grande en ce monde. Imaginons : pas d’approbation. Imaginons qu’il n’y en ait plus la moindre trace. Imaginons que partout où tes yeux se posent, tu ne rencontres que haine ouverte à ton égard. Il n’y a plus une seule âme sur laquelle tu puisses compter. Le monde tout entier se met d’accord sur une chose, et cette seule chose est qu’ils ne t’aiment pas. Ils ne veulent pas de toi. Ils ne veulent pas te regarder. Ils ne veulent même pas qu’une seule pensée de toi leurs traverse l’esprit, parce que ça leur causerait une agonie si terrible. La seule chose sur laquelle le monde entier soit d’accord est ceci : tout le monde te hait de façon totale et complète, et tout le monde est dégoutté par toi.

Reste avec cette idée un moment, et vois à quel point tu en as peur. Ne t’inquiète pas de savoir si elle peut être vrai ou pas. Ca ne peut jamais être vrai. Il est impossible d’être totalement abandonné par l’amour. Cependant observe cette idée comme si elle était réelle, et note à quel point tu crains qu’elle soit la vérité.

A présent allons regarder au-delà de cette idée, puisqu’il y en a une autre que tu crains davantage. Prends Ma Main et engage volontiers ta libre imagination alors qu’ensemble nous nous apprêtons à regarder de près ce dont tu as vraiment peur.

Quand tu vois le monde te haïr, te détester, et t’éviter, tu es comme perdu dans une souffrance terrible. Mais ne te détourne pas de la raison pour laquelle tu souffres. Ta souffrance ne provient pas vraiment des gens. Observe attentivement, honnêtement et complètement ce que tu ressens maintenant. Tu souffres parce que tu crois que la haine qu’ils projettent sur toi est vraie. Tu crois qu’elle est réelle. Et tu crois qu’elle est réelle, parce que tu crois qu’elle est méritée.

Alors, en un brusque changement de perspective, tu vois clairement que le jugement que tu crains n’est pas vraiment le leurs. C’est d’être d’accord avec leur jugement que tu crains. Tu as peur de ton propre jugement envers toi-même. Tu as peur de ta haine finale, totale et auto-dévorante envers ton Soi. Et à chaque fois que tu recherches de l’approbation… à chaque fois que tu veux qu’une personne extérieure à toi t’aime… tu ne te rends pas compte que ton véritable désir, c’est de t’aimer, tout simplement.

S’aimer soi-même n’est pas aussi difficile que tu le crois. S’aimer soi-même consiste en fait à se voir tel qu’on est, plutôt que tel qu’on n’est pas. Et même si tes yeux sont entrainés à te voir tel que tu n’es pas, que tu te regardes toi même ou bien que tu regardes les autres, ton esprit dirige tout aussi naturellement ton attention pour voir ce que tu es. Il suffit simplement de reconnaître l’un comme ta vérité, et l’autre comme ce qui n’est pas ta vérité.

C’est pourquoi Je te demande de regarder au-delà du corps quand tu veux voir la vérité de ce que tu es. Tu ne pourras jamais limiter ta vision au corps, ni à aucun aspect qui représente l’individu en tant que soi, et t’aimer en même temps, parce que séparé n’est pas ce que tu es. Tu dois élargir ta vision à toutes choses si tu veux aimer le Soi. Tu dois laisser tes yeux regarder par la fenêtre et se poser sur un buisson, ou sur une feuille particulière de ce buisson, ou bien sur un avion, une voiture, ou un bout de papier en boule qui tournoie sur le trottoir au gré du vent. Laisse tes yeux se poser sur n’importe quelle chose qui ne semble pas être le corps et dis-toi : « Ceci que je vois est aussi moi ».

C’est en élargissant ta vision, en te rappelant de cette pensée constamment jour après jour, en t’en souvenant d’instant en instant, que tu vas commencer à réaliser que tu ne te hais pas vraiment. Tu crains de haïr le Soi, mais c’est parce que tu acceptes le Soi comme moins que tout ce qu’Il est. Quand tu élargis ta vision du Soi à tout, à toute chose, tu ne peux le haïr. Tout ne peut être qu’aimé. Afin de juger et de haïr, tu dois séparer. Mais sans l’illusion de la séparation, il n’y a que l’amour.

Sois désireux, aie envie d’élargir ta vision de qui tu es, de ton Soi. Tu ne peux aimer une illusion de toi-même, parce que ce n’est pas la vérité. Mais l’amour de la vérité coule, et tu ne peux être séparé de ce flot quand tu acceptes que le flot de toute chose, que le flot de tout ce qui est est toi.

La pensée unique et silencieuse – 16/2/09

15 février 2009

“Je ne sais pas qui je suis”
est une réponse utile
à toutes les pensées
qui essaient de définir qui tu es.

Les définitions sont fermées et limitantes.
“Je ne sais pas” ouvre
au potentiel et à la découverte.

“Je ne sais pas qui je suis”
est une déclaration
qui facilite la découverte du Soi,
parce que c’est une déclaration
qui dissout l’idée
que les définitions sont des faits.