Saint-Esprit : Le désir d’être aimé par d’autres est le désir d’éviter ta propre haine de toi-même que tu perçois. Je parle de « haine perçue » parce que tu ne te hais pas vraiment. C’est une illusion de toi que tu hais. Il est très important que tu t’en aperçoives, et c’est cette réalisation-là qui te permettra de lâcher tout ce dont tu as peur.
Pense un moment à ton désir d’être aimé… à ton désir d’être approuvé, d’être apprécié ou d’être bien vu. Si tu es honnête envers toi-même, tu verras que c’est l’un de tes désirs les plus grands en ce monde. Quand tu n’aimes pas quelqu’un, c’est souvent parce que tu crois qu’il ne t’aime pas d’abord. Quand tu aimes quelqu’un, c’est habituellement parce que tu te sens aimé par cette personne. Il y a une relation directe entre tes sentiments pour les autres et la façon dont tu perçois leurs sentiments à ton égard.
Le désir d’être aimé est un grand obstacle à l’éveil, puisqu’il recouvre (il t’empêche de voir) ta plus grande peur. C’est aussi un obstacle à suivre la Guidance, ou à « être authentique » parce que tu vas dévier de la Guidance que tu entends, du moins dans une certaine mesure, si tu sens que tu risques de ne pas être approuvé par d’autres.
J’aimerais que tu prennes un moment maintenant pour aller regarder dans ton esprit ta mémoire humaine et réaliser à quel point le désir d’amour est un obstacle.
Maintenant que tu t’es aperçu que ce que Je dis est vrai, allons voir ensemble la raison de cet obstacle. La raison est claire et facile à voir. En dessous du désir d’être aimé, il y a la croyance intense et bouillonnante en la haine du Soi. Cette sensation …cette croyance… est si intense que rares sont les fois où tu la regardes en face, droit dans les yeux. Au lieu de cela, tu préfères regarder dans les yeux de l’approbation illusoire. Mais ne te mens pas à toi-même. L’approbation illusoire est illusoire et n’est pas fondée sur la vérité. Tu réalises ceci quand tu te rends compte que l’approbation illusoire est instable et changeante. Elle n’est jamais constante et elle n’est pas quelque chose sur laquelle tu puisses compter, en quoi tu puisses faire confiance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tu es toujours en train de jouer un rôle , n’étant jamais véritablement authentique. Tu crains la perte de l’approbation illusoire et tu fais (ou ne fais pas) ce que tu sens de faire pour maintenir l’approbation que tu recherches si désespérément.
Maintenant que je t’ai dressé ce tableau, et que tu le regardes honnêtement avec Moi, Je voudrais te parler de ce que tu te fais à toi-même, de ce qu’il se passe en fait. Il est important que tu le voies comme un obstacle à ton vrai bonheur. Si tu ne vois pas que c’est un obstacle, tu ne le lâcheras pas, parce que tu crois que l’approbation illusoire est l’amour et tu sais que l’amour est le seul moyen d’être heureux.
Quand tu recherches l’approbation illusoire, ou alors quand tu crois avoir trouvé l’approbation illusoire, tu places ta confiance en quelque chose qui n’est pas réel. Et parce que tu es le Fils de Dieu, tu sais à un niveau intuitif que tu as placé ta confiance dans le faux comme si c’était quelque chose de vrai. Tu sais aussi que c’est un mensonge et en tant que mensonge, cela va te décevoir. Ainsi, à un niveau qui peut ne pas sembler conscient, tu vis ta vie d’approbation illusoire comme une vie de peur. C’est la raison pour laquelle tu ne peux jamais te détendre. Le fondement sur lequel tu as placé l’obtention de ton bonheur n’est pas solide, et, en tant que Fils de Dieu, tu le sais.
J’ai dit que cette idée -que tu ne peux compter sur l’approbation illusoire- semble inconsciente. J’ai dit qu’elle semble inconsciente parce qu’en vérité elle ne l’est pas. Si tu y regardes de près avec Moi, tu verras que la peur de la perte de l’approbation n’est jamais vraiment inconsciente. Tu peux ne pas admettre que tu fais telle ou telle chose, n’étant jamais vraiment authentique, car tu recherches l’approbation. Mais si tu regardes lentement et calmement avec Moi maintenant, tu sais que c’est vrai. L’idée que tu dois gagner l’approbation est toujours là, qui attend et se cache dans le fond « ouvert » de ton esprit. Ainsi, cette idée n’est pas inconsciente. Et si elle n’est pas inconsciente, alors tu peux la regarder plus directement avec Moi.
A présent, regardons ensemble ta peur la plus grande en ce monde. Imaginons : pas d’approbation. Imaginons qu’il n’y en ait plus la moindre trace. Imaginons que partout où tes yeux se posent, tu ne rencontres que haine ouverte à ton égard. Il n’y a plus une seule âme sur laquelle tu puisses compter. Le monde tout entier se met d’accord sur une chose, et cette seule chose est qu’ils ne t’aiment pas. Ils ne veulent pas de toi. Ils ne veulent pas te regarder. Ils ne veulent même pas qu’une seule pensée de toi leurs traverse l’esprit, parce que ça leur causerait une agonie si terrible. La seule chose sur laquelle le monde entier soit d’accord est ceci : tout le monde te hait de façon totale et complète, et tout le monde est dégoutté par toi.
Reste avec cette idée un moment, et vois à quel point tu en as peur. Ne t’inquiète pas de savoir si elle peut être vrai ou pas. Ca ne peut jamais être vrai. Il est impossible d’être totalement abandonné par l’amour. Cependant observe cette idée comme si elle était réelle, et note à quel point tu crains qu’elle soit la vérité.
A présent allons regarder au-delà de cette idée, puisqu’il y en a une autre que tu crains davantage. Prends Ma Main et engage volontiers ta libre imagination alors qu’ensemble nous nous apprêtons à regarder de près ce dont tu as vraiment peur.
Quand tu vois le monde te haïr, te détester, et t’éviter, tu es comme perdu dans une souffrance terrible. Mais ne te détourne pas de la raison pour laquelle tu souffres. Ta souffrance ne provient pas vraiment des gens. Observe attentivement, honnêtement et complètement ce que tu ressens maintenant. Tu souffres parce que tu crois que la haine qu’ils projettent sur toi est vraie. Tu crois qu’elle est réelle. Et tu crois qu’elle est réelle, parce que tu crois qu’elle est méritée.
Alors, en un brusque changement de perspective, tu vois clairement que le jugement que tu crains n’est pas vraiment le leurs. C’est d’être d’accord avec leur jugement que tu crains. Tu as peur de ton propre jugement envers toi-même. Tu as peur de ta haine finale, totale et auto-dévorante envers ton Soi. Et à chaque fois que tu recherches de l’approbation… à chaque fois que tu veux qu’une personne extérieure à toi t’aime… tu ne te rends pas compte que ton véritable désir, c’est de t’aimer, tout simplement.
S’aimer soi-même n’est pas aussi difficile que tu le crois. S’aimer soi-même consiste en fait à se voir tel qu’on est, plutôt que tel qu’on n’est pas. Et même si tes yeux sont entrainés à te voir tel que tu n’es pas, que tu te regardes toi même ou bien que tu regardes les autres, ton esprit dirige tout aussi naturellement ton attention pour voir ce que tu es. Il suffit simplement de reconnaître l’un comme ta vérité, et l’autre comme ce qui n’est pas ta vérité.
C’est pourquoi Je te demande de regarder au-delà du corps quand tu veux voir la vérité de ce que tu es. Tu ne pourras jamais limiter ta vision au corps, ni à aucun aspect qui représente l’individu en tant que soi, et t’aimer en même temps, parce que séparé n’est pas ce que tu es. Tu dois élargir ta vision à toutes choses si tu veux aimer le Soi. Tu dois laisser tes yeux regarder par la fenêtre et se poser sur un buisson, ou sur une feuille particulière de ce buisson, ou bien sur un avion, une voiture, ou un bout de papier en boule qui tournoie sur le trottoir au gré du vent. Laisse tes yeux se poser sur n’importe quelle chose qui ne semble pas être le corps et dis-toi : « Ceci que je vois est aussi moi ».
C’est en élargissant ta vision, en te rappelant de cette pensée constamment jour après jour, en t’en souvenant d’instant en instant, que tu vas commencer à réaliser que tu ne te hais pas vraiment. Tu crains de haïr le Soi, mais c’est parce que tu acceptes le Soi comme moins que tout ce qu’Il est. Quand tu élargis ta vision du Soi à tout, à toute chose, tu ne peux le haïr. Tout ne peut être qu’aimé. Afin de juger et de haïr, tu dois séparer. Mais sans l’illusion de la séparation, il n’y a que l’amour.
Sois désireux, aie envie d’élargir ta vision de qui tu es, de ton Soi. Tu ne peux aimer une illusion de toi-même, parce que ce n’est pas la vérité. Mais l’amour de la vérité coule, et tu ne peux être séparé de ce flot quand tu acceptes que le flot de toute chose, que le flot de tout ce qui est est toi.