Question : Saint-Esprit, plusieurs de mes amis semblent croire qu’ils sont victimes de leur propre esprit, ou bien victimes des pensées dans leur esprit. Ils sont pris dans une boucle de croyance et d’expériences de laquelle ils ne semblent pouvoir émerger, et ils se sentent emprisonnés en enfer. Qu’y aurait-il de plus utile à partager avec ces amis qui demandent de l’aide ? J’abandonne en Toi toutes pensées et j’attends en gratitude Ta réponse.
Réponse : La réponse repose dans le rappel de qui tu es tout le temps. Bien que tu ne fasses pas l’expérience d’être créateur, tu en as la connaissance, au moins intellectuellement. Ce petit bout de connaissance suffit pour te mener très loin. Mains quand tu te rappelles de toi-même comme étant victime, tu oublies qui tu es. A cet instant-là tu es toujours toi, prétendant être autre chose, et toute l’expérience que tu fais vient de toi.
Quand tu te souviens de qui tu es, et décides de compter sur cette connaissance avec foi, tu commences à créer une force motrice opposée. Et c’est cette force motrice opposée qui va commencer à créer une expérience motrice opposée. Alors l’expérience et la foi peuvent se combiner et créer une force motrice opposée encore plus forte.
Le début du renversement est le plus difficile. Il est utile de louer même la plus petite des avancées avec une gratitude intense pendant ce temps-là. Rappelle-toi que tu te conduis là où tu te focalises, et sois désireux de focaliser ton esprit sur la direction que tu veux prendre.
Le premier pas dans le renversement est le choix de patience. Si tu t’attends à une sorte de perfection de ta part, alors que tu crois ne pas faire l’expérience de la perfection maintenant, tu ne feras que l’expérience de l’échec par ton jugement. Ceci n’est pas utile pour ton objectif. Décide pour la patience, pas pour la perfection perçue. Souviens-toi que la patience est un symbole d’amour dans ce qui semble être un monde de temps, et rappelle-toi de t’aimer par la patience.
La patience est bien plus qu’être gentil avec toi-même, et elle n’est certainement pas te traiter avec des gants de faiblesse. La patience est une puissante, une puissante confiance en toi, qui enseigne que tu renverseras l’énergie de l’univers par la volonté. Et la patience sait aussi que l’énergie de l’univers n’est jamais renversée par la force, mais toujours par la coopération. Donc comme tu vois, l’énergie de la patience est l’amour.
Une fois que tu as décidé pour la patience, tu as fait un pas de géant vers le renversement des énergies qui semblent te blesser. Prends le temps d’être reconnaissant, de ressentir la gratitude pour la patience. Prends le temps de célébrer ta décision. Par ces simples actes, l’énergie de la patience est augmentée, et l’énergie qui semble t’entourer, te cerner, est atténuée par l’amour.
A présent que tu as décidé pour la patience (choisi la patience), décide de prendre le temps de faire le travail que Je t’ai déjà demandé de faire. Désire pour la conscience de tes pensées, et désire pour la conscience dans la gratitude. Quand tu te rappelles qui tu es, tu es reconnaissant de voir tout ce que tu fais, car tu sais que tout ce dont tu fais l’expérience vient de toi. Ne pas voir c’est se sentir pris au piège, mais voir c’est savoir clairement que tu es libre.
Une fois que tu vois, tu remarqueras une tentation de juger. Note cette tentation et ressens la puissance de l’attraction qu’elle semble avoir. Reste là, à ressentir l’attraction. A mesure que tu restes dans l’attraction sans la suivre (sans l’écouter), l’attraction s’affaiblira avec le temps.
Quand tu te trouves dans l’attraction de juger, il est utile de choisir consciemment d’y rester. Décide que tu veux sentir cette attirance. Imagine-toi debout dans un fort courant d’eau, et ressens l’eau se précipiter autour de tes jambes. Voilà l’expérience que tu veux vraiment. Tu ne veux pas faire l’expérience de te laisser emporter par le courant. Tu ne veux pas non plus l’expérience d’y résister, de remonter à contre-courant ou de te battre contre lui. Tu désires l’expérience d’être dans le courant, de le sentir et de le laisser se précipiter tout autour de toi, mais sans désirer t’y abandonner.
A mesure que tu apprécies ce courant, il s’affaiblira avec le temps. Voilà le pouvoir du choix d’embrasser ton expérience.
Une fois que les eaux se sont calmées, et ceci peut demander de rester (debout) dans le courant plusieurs jours, tu es à présent prêt à observer plus attentivement les pensées que tu étais tenté de juger. Tu ne verras pas toutes les pensées immédiatement, mais elles flotteront vers toi une à une comme des feuilles qui flottent sur un ruisseau.
Quand une pensée qui n’est pas utile flotte dans ta conscience, ramasse cette feuille de l’eau. Regarde-la. Prends toujours le temps d’examiner les feuilles qui se présentent à ta conscience. En les examinant tu les acceptes, et par l’acceptation elles peuvent être reconnues comme non-voulues et relâchées.
Il est utile de ne pas trop penser quand tu examines une feuille que tu viens de ramasser sur la rivière. N’essaie pas de la comprendre ou de l’identifier avec l’intellect d’un scientifique. Observe-la avec l’innocence d’un enfant. Un enfant ne s’intéresse pas à la variété de feuille, ni ne s’interroge sur l’analyse de l’arbre duquel la feuille provient. Un enfant regarde simplement la feuille comme elle est, puis décide, d’après le plaisir qu’elle lui apporte, s’il gardera la feuille ou bien la laissera aller, se rendant ainsi sa liberté.
Le travail que tu fais est un travail calme et patient, et il est amour. Rappelle-toi qu’en faisant ce travail en patience, tu t’aimes. Aujourd’hui est une superbe journée très ensoleillée, et il n’y a pas de raison de se presser. Reste debout dans la rivière, appréciant le travail que tu fais, et attends patiemment avec enthousiasme la prochaine feuille.
Maintenant regardons ensemble la pensée qui te dit que tu ne peux pas faire ce travail. Tu peux sentir l’eau s’exciter alors que tu ramasses cette feuille, n’est-ce-pas ? Tout à coup l’eau devient apeurée, et tu crains de perdre pieds et d’être emporté par le courant. Lève les yeux, regarde en haut. Il y a là une branche. C’est une branche bien épaisse, connectée à arbre très solide. Vas-y, attrape la branche. A présent tu ne peux pas tomber. Tout en t’accrochant à la branche, en sachant que l’arbre lui aussi te retient, retourne à la mémoire de qui tu es. Souviens-toi d’être patient, et rappelle-toi que la patience est amour. Sois dans le courant de l’eau, restes-y, et laisse-le courir à toi, autour de toi et à travers toi. En restant là où tu es dans cet état d’être, permettant à la peur d’être la peur qu’elle parait être, la peur va se radoucir. Ceci est un pas de géant vers la calme connaissance qui est toi. Chaque fois que tu te rappelles de permettre l’excitation de l’eau, tu choisis l’expérience de la paix. Par le calme, le travail est plus efficacement fait, et le calme est l’effet du choix de ne pas paniquer dans l’instant. La patience n’est pas la panique. Rester avec elle n’est pas la même chose que la fuir. Rester c’est savoir que malgré les apparences, tout va bien.
Regardons à présent l’idée qu’une idée est différente d’une autre. Elle te dit que le travail peut être fait sur un type de pensée, mais qu’une autre pensée est un fait. Sens la panique et l’excitation des eaux. Attrape la branche au-dessus de ta tête et sache, au plus profond de ton être, que ceci n’est jamais vrai. Laisse l’eau se précipiter vers toi, autour de toi et à travers toi, et reste… en sachant que l’idée de différences ou de particularités, qui inclut la particularité de pensée, n’est rien qu’une idée. Et en soi en tant qu’idée, le processus de laisser-aller est le même.
Rien n’est jamais différent, et la patience est la clé parce que la patience est amour.