Enseignant (R) : Aujourd’hui, Je voudrais te parler un peu plus de l’enquête sur le soi. Nous introduisons en fait deux enquêtes : l’enquête sur le soi, et l’enquête sur le Soi. Les deux ne sont pas les mêmes. Je commencerai par parler de l’enquête sur le soi.
L’enquête sur le « s »oi, c’est questionner le faux « je » pour reconnaître qu’il n’est pas la vérité. Il n’est pas toi. Il n’est rien d’autre qu’attachement au mental. A mesure que l’enquête sur le soi rend évident le faux « je » aux yeux du Soi, c’est la dévotion au Soi qui rompt l’attachement au mental et qui ‘enterre’ l’histoire du moment.
A mesure que l’enquête sur le soi est répétée encore et encore, l’attachement au mental est affaibli, tout comme les coupures d’une lame de rasoir affaiblissent la force de la corde. Et, un jour, la lame de rasoir en vient à bout de la corde, et l’attachement au mental est définitivement rompu.
Certains appelleront aussi cela faire briller la lumière de la conscience sur une idée qui est obscurité. Quand la lumière brille, c’est l’obscurité qui disparait.
L’enquête sur le Soi est différente. L’enquête sur le Soi est une forme de dévotion dans laquelle tu recherches continuellement ce qui est familier, comme chercher les bras familiers de celui (ou celle) que tu aimes. Et tu ne t’arrêtes pas de chercher jusqu’à ce que tu l’aies trouvée, et que tu sois complètement pris dans ses bras, sûr que tu ne pourras plus la (le) perdre. C’est ça l’objectif de l’enquête sur le Soi. C’est rechercher celui que tu connais.
L’enquête sur le Soi ne nécessite pas de forme particulière. C’est un désir… une dévotion… qui reste éveillé en toi jusqu’à ce que le but soit atteint. En fait, l’enquête sur le Soi peut prendre plusieurs formes, et le chercheur peut avoir recours à des formes différentes à différents tournants de son chemin. Mais une chose est certaine et ne peut être omise sur le chemin de l’enquête du Soi. Le chercheur doit continuellement chercher la véritable affection de son amour, et ne doit pas cesser sa quête avant d’être certain de l’avoir trouvée.
L’enquête sur le soi et l’enquête sur le Soi conduisent tous deux dans la même direction. La Réponse ainsi que la Destination sont les mêmes. Tu peux en utiliser une ou bien les deux. En tant que ton Enseignant, Je te rappellerai de questionner le faux attachement au mental, et de continuellement te dévouer au Soi.
Question : Regina est guidée à lire NTI, Jean, Chapitre 3, versets 1-9. Ce passage décrit très bien la Réponse à l’enquête sur le soi, et la Destination de l’enquête sur le Soi.
(v1-9) La Lumière est avec l’homme et la Lumière est aussi en l’homme, mais la Lumière ne sera pas connue par l’homme tant qu’il ne L’accueillera pas. Chaque homme accueille la Lumière par son propre choix, et selon son propre choix, mais pour connaître complètement la Lumière, on doit l’accueillir entièrement.
Quand un homme accueille pleinement la Lumière, il arrête d’être un homme, et devient la Lumière. Car la Lumière est une présence qui nie l’existence de l’homme. Elle ne connaît que la Lumière. Quand un homme devient la Lumière, il est la Lumière, et c’est la Lumière qu’il chante à tous les hommes car il sait qu’il n’y a que la Lumière.
Voilà ce que signifie « naître à nouveau ». L’existence que tu semblais avoir auparavant s’en va, comme si elle n’avait jamais été, et la nouvelle existence est désormais tout ce qui est, et tout ce qui pourrait jamais exister. Elle est vue et reconnue partout, dans toutes les directions et dans tous les hommes, parce qu’elle est tout ce qui peut vraiment être vu.
-Enseignant, y a-t-il autre chose que Tu souhaiterais nous enseigner aujourd’hui ?
Réponse : Observe les pensées dans ton esprit, qui peuvent dire quoique ce soit, mais en dessous de ce qu’elles disent, ce qu’elles disent vraiment, c’est « je pense ». Interroge alors : « Qui est le « je » qui pense ? » et tu découvriras la croyance en un « je » individuel et séparé. C’est le faux « je », qui n’existe qu’en pensée.